Saint-Brevin-les-Pins (44) -> Noirmoutier-en-l’Île (85)
Départ
10h00
Arrivée
19h15
Distance
100km
Dénivelé
400m

Météo : Nuageux/Vent

Difficulté : Moyen

KM accumulé : 3585


Nous nous levons à 7H40, nous sommes prêts pour partir vers 10H10. À notre départ du camping, nous avons une petite invitée surprise, une petite grenouille 🐸 qui saute dans l’herbe haute juste à nos pieds. Massimo la prend dans ces mains pour la poser au loin pour qu’elle ne se fasse pas écraser.
Pour aujourd’hui, nous voulons partir direction l’île de Noirmoutier en passant par le Passage du Gois à Beauvoir-sur-Mer. Ce passage est une chaussée submersible située dans la baie de Bourgneuf, où elle relie l’île de Noirmoutier au continent, par la commune de Beauvoir-sur-Mer.
Nous empruntons la “Vélocéan” sur une partie de notre parcours du jour. Le paysage est très joli avec toute une nouvelle végétation et panorama. C’est dingue qu’on soit toujours dans le même pays !
Nous voyons des paysages magnifiques sur la côte, avec les cabanes de pêcheurs appelés des « carrelets ». Nous apprenons que le carrelet c’est une technique de pêche qui consiste à plonger et remonter un filet de pêche carré à petites mailles, à la main ou à l’aide d’un treuil selon la taille du filet et l’environnement dans lequel la pêche est pratiquée. La pêche au carrelet peut se pratiquer à pied, avec un filet de pêche parfois rond et non pas carré, on parle alors de « balance » dans ce cas ou encore, la pêche au carrelet traditionnelle, à partir d’une embarcation ou d’un ponton avancé dans l’eau, au bout duquel se trouve le carrelet, la fameuse cabane du pêcheur avec un filet de pêche carré plus ou moins grand manipulé par un treuil.
Sur la route, nous avons un vent en pleine face. Pourtant pour une fois, nous n’avons pas beaucoup de dénivelé à faire mais le vent ajoute de la complexité pour notre pédalage. On se croirait sur une montée constante.
Nous empruntons une route que nous allons nommer “la route des cadavres“. Je pense que c’est éloquent. Trop, trop et encore trop d’animaux écrasés et de cadavres au bord de la route. Quelle horreur. Nous avons été interpellés par le nombre incalculable d’animaux morts sur cette départementale. L’effet des voitures sur la nature, c’est une triste conséquence, une parmi tant d’autres.
Nous passons ensuite par la “route des huîtres” qui se trouve juste avant le passage du Gois.
Arrivés au passage du Gois, contrairement à nos prévisions, nous nous apercevons que la marée est haute, nous ne pouvons donc pas passer par cette route car elle est submergée d’eau. Nous profitons malgré tout d’être ici, devant le passage pour regarder le paysage. C’est sympa car il y a des gens en camping-car et en voiture qui attendent la marée basse pour passer. Elle le sera à environ 22h aujourd’hui. Nous n’avons pas trop le temps d’attendre car après il faut bien trouver un endroit pour dormir. Nous devons donc faire demi-tour pour rejoindre une départementale qui amène au pont de Noirmoutier.
Arrivés sur le pont de Noirmoutier, c’est plutôt agréable de le passer à vélo car il y a une piste cyclable dans les deux sens avec du coup la possibilité d’admirer la superbe vue.
Passés le pont et après deux autres bonnes heures de pédalage, nous arrivons finalement au centre de l’île, nous ne savons pas trop où dormir. Nous pensons bivouaquer quelque part. Une partie des campings demande le pass sanitaire et les autres ont des tarifs exorbitants (36€ la nuit sans l’accès à l’électricité).
Nous faisons les courses et nous partons chercher un endroit tranquille pour éventuellement bivouaquer. Nous nous rendons dans des toilettes publiques vers la plage. Massimo va rencontrer une dame qui va discuter avec lui. Je vais les rejoindre. En parlant, elle va comprendre que nous n’avons pas d’endroit où aller et va nous proposer avec gentillesse de nous offrir une place dans son jardin pour qu’on puisse mettre notre tente. C’est trop gentil ! Nous faisons donc la connaissance de Bibi.
Nous allons ensuite rencontrer sa famille : Francine, Élise, Coraline, Capucine, Jean Marc, Gérald, Justin et le chat des voisins Milky qui vient chercher des câlins.
Nous sommes très chanceux de tomber sur des personnes comme Bibi qui ouvre sa porte sans nous connaître. Encore une fois nous trouvons ça extraordinaire ! Il est vrai que notre entourage lorsqu’on leur dit qu’on a été invité comme ça, ils sont super contents pour nous mais ils nous connaissent et ils savent comment nous sommes.
Mais il faut quand même réaliser que toutes ces personnes qui ouvrent la porte de chez eux, ne nous connaissent pas du tout. Cela fait réfléchir aussi, est-ce que nous sommes tous capables de faire ça ? De combattre nos éventuelles craintes, réticences pour ouvrir notre porte sans connaître ? Surtout que pour Bibi c’était sa toute première fois qu’elle invitait des inconnus comme ça ! Chapeau à elle et merci infiniment !!
Depuis le début de notre périple, toutes nos rencontres se font si naturellement, nous restons conscients de la chance de tomber sur des personnes qui font confiance en l’être humain. Ça n’empêche pas que le risque zéro n’existe pas mais cette forte envie d’entraide, de rencontrer de nouvelles personnes, de discuter, de partager un moment ensemble c’est parfois plus fort que les peurs que nous pouvons avoir.
Encore un grand MERCI de votre générosité et de votre bienveillance en notre égard.
Une belle journée qui se termine avec de nouvelles rencontres inoubliables.
Rédigé par Angélina



Coucou,
100 kms dans la journée. Wouah……
Oui les voitures font beaucoup de dégâts. Et trop d’animaux meurent a cause d’elles.😬
Trop chou cette petite grenouille 🐸.
Oui merci a vous tous qui avez accueilli et allez accueillir nos grands aventuriers. ❤️
Gros bisous 🥰
Quel plaisir d’avoir pu vous aider! Nous avons vu que les esprits changent grâce à ce genre de rencontre… Rdv dans le Gers?
il ya des gens comme ça qui attirent la sympathie (même les grenouilles viennent à vous) , bande de veinards ^^