Beuil (06) -> La Condamine-Châtelard (04)
Départ
08h30
Arrivée
19h00
Distance
99km
Dénivelé
2385m

Météo : Soleil/Nuage

Difficulté : Difficile

KM accumulé : 5971


Petit réveil qui sonne à 6h. Le réveil se fait difficilement, on aimerait bien rester toute la journée dans le lit au chaud. Et non ! Il faut repartir pour de nouvelles aventures. Niveau temps, il pleut encore quand nous nous levons mais la pluie va vite s’arrêter ensuite. Tant mieux ! On se prépare à l’abri dans la petite cabane, ça fait du bien. On se demande comment notre aventure aurait-elle ressemblée si tous les soirs nous avions dormis dans une maison, dans un vrai lit, comme les conditions de notre maison. Notre aventure se fait à vélo mais c’est aussi une aventure de dormir sous la tente quasiment tous les soirs avec tout ce qu’il s’en suit. On s’est plutôt bien habitués. À vrai dire, on n’avait pas le choix ! 🤣Nous sommes prêt à 8h30.
On doit laisser les clés de la cabane sur la porte comme prévu. Nous montons sur nos beaux vélos pour aller direction le col de Valberg qui se trouve à 1672m d’altitude. Il faut déjà monter de beau matin. Au moins, un point positif, ça réchauffe le corps de faire un effort car il fait assez frisquet maintenant !
Le village Valberg est très joli avec une belle place où à ce moment-là il y a un petit marchand de légumes locaux et de saison. La zone est très belle. Par contre un petit détail que je n’ai pas compris. Je vais en direction des toilettes publiques que je vois payante. Ok, ça, rien d’étonnant, il y a des toilettes publiques payantes et d’autres gratuites, ça dépend des toilettes. Mais la cerise sur le gâteau, c’est que les toilettes sont payantes mais pas pour les urinoirs des hommes. Alors les femmes ne peuvent pas faire pipi gratuitement dans ces toilettes publiques mais les hommes oui !? Non mais j’hallucine, ce n’est pas très correct !! Même un monsieur qui passait était d’accord avec moi ! Bref c’est dit.
À partir de ce village et après cette petite parenthèse de besoin vital, nous commençons enfin à bien descendre. C’est la descente que nous n’avons pas encore faite du col que nous avons monté avant-hier, le col de la Couillole. Ça va être une belle descente, qui va durer un moment. À la fin de celle-ci, nous arrivons sur la commune de Guillaumes. Nous en profitons pour faire les courses et manger un bout. Nous nous engageons ensuite directement dans la montée du nouveau col, le col de la Cayolle. Ça commence progressivement, les montées se corses de plus en plus. Les paysages sont juste incroyables, je suis en manque d’adjectif pour décrire la beauté des lieux. C’est un col qui faut faire, en moto, en voiture, à vélo ou à pied. Il faut voir le Parc du Mercantour dans toute sa beauté. Nous avons de la chance, il fait beau même si nous avons la fraîcheur de l’automne.
Nous arrivons au moment où la montée devient sévère, il faut pousser dans les jambes, se concentrer pour avancer. Un moment donné, nous avons des oiseaux, qui ressemblent à des grands aigles mais qui ne sont pas des aigles parce que trop nombreux, qui survolent au-dessus de nos têtes. Un d’entre eux va même se poser à une vingtaine de mètres à côté de nous. Quel instant magique. Qu’ils sont beaux et majestueux !
On donne toutes nos forces et nous arrivons enfin à passer le col de la Cayolle avant 16h. À l’instant où nous arrivons, nous croisons un garde du Parc du Mercantour. Nous lui demandons s’il peut nous prendre en photo. Il va accepter et nous commençons à parler avec lui. Je lui demande en quoi consiste exactement son travail. C’est un monsieur super gentil, assez discret, qui aime énormément son métier. Il adore être dans cet environnement d’exception, de travailler en pleine nature, de voir des animaux, d’avoir du contact aussi avec du public. Il nous dit que les oiseaux de tout à l’heure n’étaient pas des aigles mais des “vautour fauve” (dans les photos on peut les voir de loin, les images de près ont été prises sur internet pour vous montrer à quoi ça ressemble). Après avoir bien discutés, nous nous refroidissons vite. On s’habille de suite avant d’avoir trop froid et nous nous préparons à la descente. Avant de partir, nous rencontrons à la dernière minute une jeune femme, Sarah, qui va nous dire qu’elle aussi connait bien le voyage à vélo car elle a fait un voyage en Europe pendant plusieurs mois. Elle va nous proposer que si nous passons vers chez elle, elle serait ravie de nous accueillir pour la nuit. Nous prenons ses coordonnées pour la tenir au courant. Mais c’est avec grande chance que nous allons surement là revoir car elle habite au-dessus d’où nous avions prévu d’aller demain pour la nuit.
Il est temps de nous faire cette descente. Cette descente va être très longue à faire, nous avons les doigts congelés mais en contrepartie nous avons toujours ce paysage de folie ! Au même moment où nous descendons nous avons aussi la chance de voir deux marmottes courir. Il faut savoir que pendant toute cette journée, nous avions trop envie de voir des petites marmottes. Alors quand nous les voyons nous sommes encore plus contents. Ça rend cette journée encore plus belle.
On arrive enfin à Barcelonnette vers 17h. Une averse décide de tomber à ce moment-là. Nous nous abritons quelques minutes en attendant que ça se calme. Nous reprenons la route vers 17h30. Il reste encore une heure à faire pour rejoindre notre camping “Champ Félèze” pour passer la nuit, qui se trouve sur « La Condamine Châtelard ». Ce camping a aussi une partie de Gîte d’étape pour pouvoir dormir dans une grande chambre partagée. C’est quand même le seul camping ouvert dans cette zone. Au début nous souhaitions passer la nuit sur Barcelonnette mais tout est fermé. Nous avons dû rallonger notre trajet d’aujourd’hui pour aller à ce seul camping ouvert. Heureusement il est là ! Nous roulons assez vite, nous sommes impatients d’arriver. La fatigue se fait sentir et l’accumulation du froid aussi. On arrive enfin vers 18h30. On hésitait à prendre des lits dans le gîte d’étape et à la vue de l’amélioration du temps, nous décidons de planter la tente ce soir. Il faudra juste bien se couvrir car il fait froid ! Nous préférons planter la tente tant qu’on peut, c’est toujours moins cher et puis nous serons plus tranquilles. On se prépare au cas où, où nous n’allons peut-être pas trouver sur nos jours prochains et ne pas avoir le choix d’aller dans des structures plus couteuses.
Nous rentrons dans le camping. Nous sommes accueillis par Rex, un beau et jeune berger allemand. Un chien de nos voisins campeurs en fourgon. Rex va nous faire compagnie tout au long de notre montage de tente. Il va vouloir jouer avec un bâton mais il n’a pas trop compris que pour qu’on puisse lui relancer il faudrait qu’il le relâche de sa gueule 🤣 Mais à part qu’il n’est pas très fute fute, il est très beau et sage ! 🥰
Nous mangeons directement après avoir posé nos affaires. Il y a une petite table en bois et des chaises sur notre emplacement de tente. C’est super cool. On se met directement à table. Nous finissons le repas avec le gros froid qui arrive sérieusement, la nuit tombe aussi c’est pour ça. La température baisse directement.
Direction la douche chaude. Enrouler ensuite dans nos sacs de couchage comme des vraie saucisses. C’est parti pour une bonne nuit !
Rédigé par Angélina



magnifique😀🤩😘
Oui, un vrai bonheur ces lieux 🙂
coucou les aventuriers
BRAVO pour tous ces cols montés avec un courage et une ténacité incroyable. vous êtes vraiment des CHAMPIONS .
et encore et toujours des images magnifiques. certaines me rappellent des souvenirs.
tu as raison Angy c’est honteux de faire payer les toilettes. c’est de pire en pire.
bientôt on nous fera payer un impôt sur l’air qu’on respire …….. LOL
bon vent gros bisous LOVE
Un Grand Merci Patochouille ! 🙂